Imprensa

Soprano played and glided
Hannu-Ilari Lampila
Concert. The Brazilian soprano, Marília Vargas, opened her concert with a song, Minha Marília (My Marília), dated from the beginning of the 19th century. The talented guitarist Guilherme de Camargo accompanied the song with smooth bossanova rhythms.
What on earth, came to my mind. Had they invented bossa nova so early, before the 1950’s?
Not at all. The guitarist told that he wanted to combine modern rhythms to the Brazilian 19th century’s music.
The influence of the European bel canto is obvious on the Brazilian 19th century’s artistic music, and the African beat is heard in the dancing like singing.
The instrumental, elastically sparkling lyrical soprano of Vargas glided delightfully in the nostalgic love songs of the 19th century. She trills the patterns in virtuoso way and picks up the fast dancing like rhythms with a playful accuracy. Here is a top level artist-singer.
The most charming were the songs on the second half that represented the 20th century. They have the sentimentality, charm of life and rhythm that makes the Brazilian music recognizable.
The smiling sensitiveness of the soprano of Marília Vargas had a chance to shine in its whole beauty. At the same time, the guitar was caught a new colorfulness and rhythmical fire.
Helsingin Sanomat – 06.04.2012
http://www.hs.fi/kulttuuri/konsertti/artikkeli/Sopraano%20leikki%20%20ja%20liiteli/HS20120406SI1KU03lk9?ref=fb-share

Alessandro e Domenico Scarlatti – “L’ombre et L’ eclat”
Tel père, tel fils. L’un fut compositeur par excellence de musique baroque quand Naples s’imposait en carrefour européen des arts ; l’autre, en digne héritier, fut compositeur également et claveciniste virtuose. Pour l’ouverture de la nouvelle saison du Parlement de musique, Martin Gester mettait là en scène un étonnant face-à-face…
Au service de ces partitions baroques, la soprano Marilia Vargas et ses aigus radieux. Menés par Martin Gester au clavecin, Stéphanie Pfister et Clémence Schaming au violon, Isabelle Dumont au violone et Patrick Langot au violoncelle lui donnent la réplique. Une belle symbiose voix – instruments s’installe. D’abord sur l’expressive serenata du père, Hor che di Febo ascosi, un joyau de sonorités graves et légères. Marilia Vargas l’habille d’une harmonie subtile, qui rend vivaces ses couleurs pleines de verve. En réponse, la cantate du fils, Che vidi, o ciel, che vidi, surprend par les contrastes audacieux que Domenico avait pour habitude de cultiver dans ses compositions. La voix y est sollicitée dans ses extrêmes et la jeune soprano s’en sort avec aplomb. Tantôt claire et expressive, tantôt veloutée et obscure, Marilia Vargas se glisse dans les deux répertoires avec élégance – l’ombre et l’éclat y auront été parfaitement mis en relief. Alternant avec la voix, les pièces instrumentales de Giuseppe Sammartini et Giovanni Battista Bassani jouent les intermèdes. Brillants et séduisants. Martin Gester, entouré de ses talentueux complices, subjugue au clavecin lors d’un remarquable Concerto de Sammartini. Et en invité surprise, Vivaldi s’immisa dans l’affiche de la soirée, à l’occasion d’un rappel amplement justifié.
Journal DNA. France, octobre 2010.

Boas surpresas de um Messias de emoções e leveza
Cláudio Cruz ofereceu reflexão intimista que nunca foi menos que entusiasmante.
‘…Quanto à soprano paranaense Marília Vargas, o refinamento com que conduziu as sequências de recitativos e ariosos da primeira parte, ou a leveza da ornamentação na lírica ‘I know that my redeemer liveth’ , fizeram dela a mais grata surpresa da noite.’
Lauro Machado Coelho. Jornal O Estado de São Paulo, setembro 2008.

La Lyre d’Orphée
Monteverdi, Caccini, Peri, Frescobaldi
Un florilège pour Orphée
Martin Gester et le Parlement de Musique ont promené le public du Palais Rohan à Strasbourg du côté de l’opéra naissant… Un triomphe.

Caccini et Peri sont les compositeurs en compétition de deux Euridice simultanées, que détrônera quelques années plus tard (en 1607) l’Orfeo de Monteverdi. C’est donc sur la trame de ce dernier que se déroule la soirée du Parlement de musique intitulée La Lyre d’Orphée. La gageure étant d’évoquer l’émergence d’un genre grand format avec deux chanteurs et cinq instrumentistes : défi relevé brillamment, avec le recours à des pièces instrumentales de Frescobaldi. Jalonné de partitions peu courantes, airs et duos de Peri, Caccini et Frescobaldi, le programme fait entendre aussi des pages clés de Monteverdi. De l’annonce de la mort d’Eurydice, suivie du lamento d’Orphée, au duo shakespearien qui conclut L’Incoronazione di Poppea, c’est un irrésistible triomphe qui est suggéré, celui de la scène lyrique, incendiée de grands duos d’amour. Martin Gester dispose de deux chanteurs qu’il connaît bien et qui sont rompus au style requis par ces pages. Stephan Van Dyck, vigoureux ténor, est à l’aise dans la légèreté sensuelle de Tra le donne comme dans les éloquents soupirs de Tu dormi. Sa partenaire, la soprano brésilienne Marilia Vargas, est armée de toute la séduction d’un timbre coloré et d’une gamme d’expressions qu’elle déploie généreusement dans Usurpator tiranno de Giovanni Felipe Sances, émule de Monteverdi. Comme dans tous les concerts du Parlement de Musique, le raffinement instrumental est la règle. Les alliances de timbres, leur ronde tournoyante mariant l’orgue de Martin Gester et le clavecin d’Aline Zylberajch, le théorbe de Manuel de Grange et la harpe de Johanna Seitz, ne cessent de raviver le plaisir de l’écoute. Et le cornet de Marie Garnier, fluide, aérien, expressif à l’égal d’un violon sensible, a dans ce concert toute la présence d’une voix.
Christian Fruchart – DNA, mai 2008.

Gazeta do Povo jan08